Horace : Le Printemps (Solvitur acris hiems, in Odes, I,4)

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Dénoué, l’âpre hiver : printemps, brise, à nouveau,
Bateaux à sec affloués au palan,
Hors l’étable, bétail ! croquant, loin du fourneau !
Les prés ne sont plus niellés de blanc.

Déjà Vénus mène ses chœurs ; lune au zénith,
Unies aux Nymphes, les Grâces jocondes
Alternent leurs brisés ; Vulcain – ce feu ! – visite
Le Cyclope en ses fonderies profondes.

C’est le temps, crâne pur, de te sacrer de feuilles
Ou des fleurs semées parmi le dégel.
C’est le temps d’immoler au Faune dans les breuils –
Suivant ses penchants – chevrette ou agnelle.

La pâle mort d’un même pied détruit manoirs
Et taudis ; bienheureux Sextius, va :
La vie si brève nous dénie tout long espoir.
Déjà la nuit te presse, et l’au-delà ;

Voici où gîte la Faucheuse : à l’arrivée,
Finis banquets, vins bus à l’aveuglette,
Le tendre Lycidan : fini, pour l’heure aimé
Des jouvenceaux – et bientôt des grisettes.

***

Cette traduction…

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